Se sentant un peu délaissée face à l’omniprésence des berlines allemandes, la Volvo S80 reçoit un léger restylage et s’offre un nouveau Diesel cinq cylindres.
?Mais qu’est-ce qui peut bien lui manquer ?? Telle est la question que l’on se pose chez Volvo en constatant que la S80 a toujours du mal à s’imposer dans le créneau des berlines haut-de-gamme face aux Audi, BMW et autres Mer-edes alors qu’elle semble objectivement dispose des qualités pour affronter ces rivales.
La réponse ne tient apparemment pas au design puisque celui-ci n’évolue guère. Nouvelle calandre avec logo agrandi, retouches sur les boucliers, les bas de caisse et les feux arrière, monogramme s’étirant désormais sur toute la largeur de la malle… Même traitement léger dans l’habitacle : l’oeil exercé repérera un nouveau combiné d’instrumentation et des inserts d’aluminium au niveau du volant, de la console centrale, du bouton Start/ Stop et de la glissière de la boîte Steptronic. Il est vrai que cet habitacle au dessin sobre et équilibré issu du ?design moderne scandinave? n’avait guère besoin de bouleversement. La qualité des assemblages et des finitions demeure irréprochable. Certaines associations de couleur et de textures peuvent surprendre mais il ne faut pas oublier que les États-Unis sont un marché important pour la S80 et que, de l’autre côté de l’Atlantique, les idées sur les accords de tons peuvent être subtilement différentes de celles de l’austère Europe.
Côté technique, les améliorations sont un peu plus substantielles. Et si la S80 manquait d’un peu de caractère sur la route ? Certes, elle dispose d’un excellent 4.4 V8 - 315 ch qui, couplé à une transmission intégrale et une boîte automatique/séquentielle, permet de tirer le meilleur parti de son châssis mais sa diffusion reste confidentielle. C’est donc sur ses blocs cinq cylindres Diesel, beaucoup plus adaptés aux goûts de la clientèle, que Volvo a fait porter ses efforts.
Le 2.4 D passe ainsi de 163 à 175 ch. Sous cette nouvelle forme, il consomme, en boîte manuelle, 5,9 l/100 km en cycle mixte pour des rejets de CO2 de 155 g/km ce qui lui permet maintenant d’échapper au malus et faire baisser le montant de la TVS de 2 535 à 1 550 euros. Le D5 passe, pour sa part, de 185 à 205 ch. Sa consommation en cycle mixte s’établit à 6,2 l/ 100 km en cycle mixte pour des rejets de CO2 de 164 g/km, toujours en boîte manuelle. Les deux blocs peuvent recevoir une boîte automatique et le D5 est également disponible avec la transmission intégrale AWD.
Toujours dans l’idée de dynamiser sont vaisseau-amiral, Volvo a doté la S80 d’un châssis Sport qui peut gratuitement remplacer le châssis Confort habituel. Au programme : des suspensions raffermies, une assiette abaissée de 20 mm à l’avant et de 15 mm à l’arrière et une direction plus directe. Tout cela ne suffit évidemment pas à transformer une grande routière de plus de 1 600 kg en sportive rageuse mais amène effectivement un supplément d’efficacité en cas de conduite appuyée. Il y a cependant fort à parier que la clientèle de ce type de voiture préférera le châssis Confort. Le but ici était de faire pièce aux concurrentes allemandes dont le dynamisme est plus souvent vanté que réellement utilisé.
Après trois ans de carrière, les évolutions stylistiques et techniques de la S80 arrivent à point pour attirer l’attention sur un modèle trop souvent ignoré.
Sylvain LHOTE
- Tous Nouveautés
- |
- MERCEDES-BENZ SPRINTER : GARDER LA TETE
- |
- HYUNDAI iX55 : EN D?AUTRES TEMPS?
- |
- HONDA CIVIC : JUSTE CE QU?IL FAUT
- |
- CHEVROLET CRUZE : FAMILIALE ACCESSIBLE
- |
- PEUGEOT 308 CC : LE MEME EN MIEUX
- |
- TOYOTA URBAN CRUISER : CITADIN BRANCHE
- |
- LEXUS RX 450h : OPTIMISE
- |
- HYUNDAI i20 : COMPACTE ET COMPETITIVE
- |
- VOLVO S80 : MISE A JOUR
- |
- TOYOTA VERSO : OBJECTIF EUROPE
