La troisième génération de Corolla Verso aurait pu s’appeler Auris Verso si elle n’avait abandonné toute référence à une berline. Le signe, pour Toyota, que son concept est suffisamment abouti pour pouvoir n’exister que par lui-même.
Si, au premier regard, le nouveau monospace de Toyota évoque son prédécesseur, un examen plus attentif montre que beaucoup de choses ont changé. Long de 4,44 m, il a pris 7 cm par rapport à ce dernier. La ligne, plus travaillée, plus dynamique, confère au véhicule un supplément de personnalité qui lui sied mieux que le style assez fonctionnel de son devancier. L’élégance n’excluant pas l’efficacité, le nouveau Verso peut également se targuer d’être le véhicule le plus aérodynamique de sa catégorie avec un Cx de 0,295.
L’habitacle, dans la tradition Toyota, respire la qualité. Lumineux (surtout si l’on dispose du toit panoramique), offrant une bonne impression d’espace, il accueille confortablement ses occupants. Toyota parle d’ambiance ?lounge?.
Comme le précédent, le nouveau Verso est disponible en versions cinq et sept places, cette dernière configuration n’entraînant qu’un surcoût de 700 e. La modularité est bien pensée, les deuxième et troisième rangées de sièges pouvant se rabattre très facilement pour offrir un plancher entièrement plat. Si le volume du coffre n’a rien d’exceptionnel pour la catégorie (de 155 l en sept places à 1 696 l en deux places), il se trouve augmenté des nombreux rangements disposés dans tout l’habitacle. Un espace sous le plancher de coffre permet notamment de dissimuler des objets aux regards extérieurs tandis que la double boîte à gants offre dans sa partie haute un casier rafraîchi pouvant contenir une bouteille de 1,5 l. Cinq motorisations sont proposées : 1.6 -
132 ch, 1.8 - 147 ch, 2.0 D4-D - 126 ch et 2.2 D-CAT - 150 (uniquement en boîte automatique) et 177 ch, bénéficiant du nouveau système de dépollution mis au point par Toyota.
Sur la route, le nouveau Verso, basé sur la plateforme de l’Avensis, tire parti de ses trains roulants entièrement repensés. Plus dynamique, plus agile que le précédent, il se mène pratiquement comme une berline. Seule une petite tendance au pompage dans les longues courbes et une position de conduite encore assez typée rappellent que l’on se trouve au volant d’un monospace. Le freinage est particulièrement efficace. Toyota voulait soit agréable à conduire pour séduire les Européens réputés exigeants en la matière : la promesse est tenue. Combiné au confort de l’habitacle, cette orientation dynamique, soutenue par un haut niveau de sécurité (le Verso sept places est le premier à offrir des airbags latéraux de troisième rangée), illustre bien le concept de kaikan (?confort-plaisir?) qui a présidé à la conception du véhicule
Si le 2.0 D4-D fournit d’honnêtes prestations au prix d’un appétit mesuré (5,6 l/100 km en cycle mixte avec FAP), on pourra lui préférer le 2.2 D-CAT - 150 ch, plus vigoureux dans les accélérations et les relances. Permettant une conduite assez dynamique, le mode ?sport? de la boîte de vitesses gère plutôt bien le frein moteur en descente et rétrograde assez rapidement au freinage. Des palettes derrière le volant permettent le changement des rapports en mode manuel.
Proposé à partir de 23 300 euros en Diesel, le Verso conserve des tarifs voisins de ceux de son prédécesseur, mais avec des prestations en nette hausse.
Sylvain LHOTE
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