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Catalogue Kotauto : Véhicule Particulier SEAT
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Seat
C’est en 1949 que l'État Espagnol demande l’aide de Fiat, déjà présent en Espagne pour la construction d'avions de chasse, pour créer une industrie automobile nationale. SEAT est alors créée officiellement en 1950 grâce à l'association de l’Instituto Nacional de Industria (INI), un pool bancaire et surtout au constructeur italien FIAT. Les premiers bâtiments sont construits à Barcelone, Zona Franca et les outillages des lignes de production, en provenance directe de Fiat Italie d'où sortira, le 13 novembre 1953, le premier modèle SEAT 1400, copie conforme de la Fiat 1400, qui à l’époque ne sera assemblé qu’au rythme de cinq véhicules par jour avant d’atteindre un seuil de production de 10 000 véhicules par an en 1956. Très rapidement, dès 1957, d'autres modèles de l'immense gamme Fiat viendront compléter l'offre Seat, comme la Seat 600 qui sera construite à plus de 800 000 exemplaires jusqu'en 1973.
Au début des années 1970, SEAT devient la première entreprise industrielle espagnole et se place au huitième rang des constructeurs européens, avec une production de 300 000 véhicules par an et des exportations de près de 80 000.
En 1981, suite à un grave différend avec l'État espagnol au sujet de la recapitalisation indispensable de Seat, le constructeur italien FIAT décide de céder sa participation de 37,5 % qu'il détenait dans le capital de SEAT à l’INI. Dès l’année suivante, l’entreprise espagnole, sans ressources et voyant son activité chuter fortement, développe une politique de partenariat avec Volkswagen en signant des accords de coopération industriels et commerciaux avec le constructeur allemand qui lui fera fabriquer, sous licence, des modèles destinés au marché espagnol.
SEAT commercialisera les véhicules de la marque allemande en Espagne, Volkswagen acceptera de délocaliser une partie de sa production dans les usines espagnoles. L'État espagnol sera obligé d'injecter plus de cinq fois le montant de ce qu'il aurait dû investir avec Fiat. Cette politique se solde par une prise de contrôle de SEAT par son partenaire : en 1986, Volkswagen AG acquiert 51 % du capital de SEAT, puis porte cette part à 75 % à la fin de cette même année avant de la filialiser à 100 % en 1990. Le groupe investit alors dans un nouveau site de production, à Martorell, qui est aujourd’hui le plus moderne et le plus productif d’Espagne (la productivité y est de 20 véhicules par jour par employé).
Pourtant, malgré ces atouts et le succès commercial de certains modèles, notamment la Toledo et l'Ibiza, SEAT est une entreprise déficitaire. À la suite d’un prêt de la banque européenne d’investissement et d’aides du gouvernement espagnol en 1993, qui durant deux ans entretiendront un rude conflit avec la commission de l’Union européenne d’une extrême vigilance vis-à-vis des aides publiques, Volkswagen a accepté de lancer un plan d’investissements en vue de redresser la situation de sa filiale.
Cette politique a porté ses fruits dans la mesure où après un léger bénéfice en 1996, le redressement s’est confirmé en 1997, SEAT réalisant un bénéfice net de 430 millions de francs pour un chiffre d’affaires de 30 milliards. Ces bons résultats ont convaincu la maison mère d’investir de nouveau près de 145 milliards de francs sur la période de 1998 à 2002 dans le site espagnol qui représente aujourd’hui près de 30 % du marché domestique espagnol.
Mais ce redressement financier a été de courte durée et VW songe, depuis le rachat de Škoda en République tchèque, à se séparer de son encombrante filiale espagnole. Des rumeurs persistantes ont même circulé en début d'année 2006 concernant une cession des usines Seat à Fiat.
En 2007, Seat a dégagé un bénéfice net de 170 millions d’euros, après avoir accusé une perte de 49 millions d’euros un an plus tôt, sur un chiffre d’affaires de près de 6 milliards d’euros, en hausse de 1,5 %. Le bénéfice opérationnel de 8 millions d’euros annoncé par Volkswagen pour la marque s’est établi à 44 millions d’euros selon les normes comptables espagnoles, après avoir affiché une perte de 92 millions d’euros en 2006.
Au début des années 1970, SEAT devient la première entreprise industrielle espagnole et se place au huitième rang des constructeurs européens, avec une production de 300 000 véhicules par an et des exportations de près de 80 000.
En 1981, suite à un grave différend avec l'État espagnol au sujet de la recapitalisation indispensable de Seat, le constructeur italien FIAT décide de céder sa participation de 37,5 % qu'il détenait dans le capital de SEAT à l’INI. Dès l’année suivante, l’entreprise espagnole, sans ressources et voyant son activité chuter fortement, développe une politique de partenariat avec Volkswagen en signant des accords de coopération industriels et commerciaux avec le constructeur allemand qui lui fera fabriquer, sous licence, des modèles destinés au marché espagnol.
SEAT commercialisera les véhicules de la marque allemande en Espagne, Volkswagen acceptera de délocaliser une partie de sa production dans les usines espagnoles. L'État espagnol sera obligé d'injecter plus de cinq fois le montant de ce qu'il aurait dû investir avec Fiat. Cette politique se solde par une prise de contrôle de SEAT par son partenaire : en 1986, Volkswagen AG acquiert 51 % du capital de SEAT, puis porte cette part à 75 % à la fin de cette même année avant de la filialiser à 100 % en 1990. Le groupe investit alors dans un nouveau site de production, à Martorell, qui est aujourd’hui le plus moderne et le plus productif d’Espagne (la productivité y est de 20 véhicules par jour par employé).
Pourtant, malgré ces atouts et le succès commercial de certains modèles, notamment la Toledo et l'Ibiza, SEAT est une entreprise déficitaire. À la suite d’un prêt de la banque européenne d’investissement et d’aides du gouvernement espagnol en 1993, qui durant deux ans entretiendront un rude conflit avec la commission de l’Union européenne d’une extrême vigilance vis-à-vis des aides publiques, Volkswagen a accepté de lancer un plan d’investissements en vue de redresser la situation de sa filiale.
Cette politique a porté ses fruits dans la mesure où après un léger bénéfice en 1996, le redressement s’est confirmé en 1997, SEAT réalisant un bénéfice net de 430 millions de francs pour un chiffre d’affaires de 30 milliards. Ces bons résultats ont convaincu la maison mère d’investir de nouveau près de 145 milliards de francs sur la période de 1998 à 2002 dans le site espagnol qui représente aujourd’hui près de 30 % du marché domestique espagnol.
Mais ce redressement financier a été de courte durée et VW songe, depuis le rachat de Škoda en République tchèque, à se séparer de son encombrante filiale espagnole. Des rumeurs persistantes ont même circulé en début d'année 2006 concernant une cession des usines Seat à Fiat.
En 2007, Seat a dégagé un bénéfice net de 170 millions d’euros, après avoir accusé une perte de 49 millions d’euros un an plus tôt, sur un chiffre d’affaires de près de 6 milliards d’euros, en hausse de 1,5 %. Le bénéfice opérationnel de 8 millions d’euros annoncé par Volkswagen pour la marque s’est établi à 44 millions d’euros selon les normes comptables espagnoles, après avoir affiché une perte de 92 millions d’euros en 2006.














